DFO ELOG Mandates: Budget 2025

Published on Novembre 21, 2025

Pourquoi les mandats ELOG du DFO — et le budget 2025 — accélèrent le passage du papier vers les registres électroniques au Canada.

La pêche commerciale côtière du Canada est l’un des derniers grands bastions du papier. Alors que la plupart des endroits dans le monde — riches et en développement — ont adopté le recours aux téléphones, cartes, tablettes ou ordinateurs portables pour enregistrer l’information, notre pêche commerciale côtière fonctionne toujours avec des piles de papier, des livrets, des imprimantes et des stylos. 

Il y a une contradiction inhérente à l’utilisation continue du papier dans la pêche. D’une part, c’est une industrie très ancienne avec une longue tradition de prise de notes et de journal. Pourtant, au Canada, c’est l’une des industries les plus réglementées, avec des règles, des lignes directrices, des protocoles et des exigences détaillées en matière de tenue de dossiers toutes documentées sur papier. Étant donné que la plupart des activités de pêche se déroulent sur l’eau, il y a un risque constant que le papier tombe, se mouille, se tache ou soit autrement abîmé. Comme un récolteur nous l’a récemment dit lors d’un événement à St. John’s : « J’espère que le DFO ne sera pas dérangé par les entrailles et le sang de poisson qui sont partout sur mon carnet de vorue. »

Mais le changement est en train d’arriver. En 2025, les registres électroniques (ELOGS) sont devenus obligatoires pour tous les pêcheurs de homards à Terre-Neuve, à l’Île-du-Prince-Édouard et au Québec, ainsi que dans les régions du Golfe de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick. Vericatch a vu des milliers de récolteurs s’abonner à notre service ELOG, et plus de 100 000 soumissions ELOG ont été transférées électroniquement à Pêches et Océans Canada (DFO) avec très peu de problèmes. Les rapports papier ont essentiellement disparu dans ces pêcheries, et il serait maintenant difficile de trouver un pêcheur de homard prêt à mettre un stylo ou un crayon sur papier en mer. 

Ce changement s’accélère, motivé non seulement par les avancées technologiques, mais aussi par les nouveaux résultats financiers du gouvernement fédéral. Vericatch permet aux clients d’entrer, d’examiner et d’envoyer des données précises directement de leurs appareils vers les serveurs gouvernementaux, où elles peuvent être correctement organisées et utilisées. Le besoin pour le DFO d’engager des équipes de commis à la saisie de données pour feuilleter les journaux de bord, déchiffrer les notes manuscrites et les saisir dans les champs appropriés dans les tableurs a maintenant disparu. C’est positif, car il a été reconnu en interne au DFO que trop d’erreurs surviennent lors de la saisie d’informations du journal de bord, ce qui ne les rend pas vraiment utiles pour la science ou la gestion des ressources. 

Dans le Budget 2025 : Canada fort, le gouvernement fédéral s’est engagé à réduire des milliards des coûts opérationnels. L’une des stratégies que le DFO utilisera pour réduire les coûts et s’aligner sur le nouveau budget est d’arrêter de dépenser en saisie manuelle de données lorsque des alternatives fiables et éprouvées de gestion numérique des pêches existent. Comme l’indiquent les documents budgétaires : « Le DFO va faire l’effet de levier... des outils numériques pour moderniser le système de gestion des pêches du Canada. Réduire l’utilisation d’outils lourds à base de papier libérera du temps pour les agents des pêches dans les communautés et sur l’application des règlements sur la pêche sur l’eau. »

Le mandat du DFO pour les ELOG de la pêche commerciale s’élargira en 2026, et réduire les systèmes papier est maintenant une exigence budgétaire évidente. Les ELOGs demeurent un outil d’autonomisation des récolteurs, assurant que l’information est capturée avec précision et utilisée dans les évaluations des stocks, la science et les décisions de gestion. Nous avons longtemps dit qu’il valait mieux que vos informations soient comptées et mises en pratique plutôt que d’être consignées dans un registre papier qui ne sera peut-être jamais pris en compte.

FAQ : Journaux de bord électroniques et budget 2025

Les registres électroniques (ELOG) sont-ils obligatoires au Canada?
Les ELOGs sont déjà obligatoires pour les pêcheurs de homard à Terre-Neuve, à l’Île-du-Prince-Édouard, au Québec et dans les régions du Golfe de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick. Le DFO a confirmé que les exigences ELOG pour la pêche commerciale s’élargiront en 2026.

Comment le budget 2025 affecte-t-il la déclaration des pêches commerciales?
Le budget 2025 ordonne aux ministères fédéraux de réduire les coûts opérationnels. Pour le DFO, l’une des façons les plus claires d’y parvenir est de s’éloigner des rapports papier. L’utilisation de registres électroniques réduit la saisie manuelle des données, améliore la précision et permet aux agents de passer plus de temps sur l’eau.

Pourquoi le DFO remplace-t-il les journaux de bord papier?
Les journaux de bord papier sont vulnérables aux dommages, difficiles à lire et lents à traiter. Le DFO a reconnu que des erreurs de transcription lors de la saisie manuelle des données peuvent rendre certaines informations inutilisables. Les ELOG éliminent cette étape en envoyant des données précises directement aux systèmes DFO.

Quels sont les avantages des ELOG pour les récolteurs?
Les ELOG aident à s’assurer que les informations du récolteur sont comptées, stockées correctement et incluses dans les décisions scientifiques et de gestion. Ils éliminent également la charge de tenir des journaux de bord papier en mer et réduisent le risque d’erreurs ou d’entrées manquantes.

Est-ce que davantage de pêcheries passeront aux ELOG?
Oui. Avec le budget 2025 qui priorise les outils numériques et les mesures d’économie, la transition se poursuivra. Davantage de pêcheries commerciales devraient adopter des registres électroniques obligatoires en 2026 et au-delà.